Des petites nouvelles, enfin, de l’Equateur

Le temps filant plus vite que nos ombres, nous voilà pressés de découvrir l’Equateur après une petite semaine de repos, forcé pour Edward, entre Otavalo et Quito. En effet, ce petit pays est en fait plein de ressources !

Après un bref passage a Ibarra, première ville équatorienne mise sur notre route, nous nous rendons a Otavalo. Nous commençons notre découverte du territoire par une petite balade dans les bois qui nous amènera à notre première cascade d’Amérique du Sud. Entre deux montées de fièvre d’Edward, on arrive à aller boire un verre dans un bar de musique andine. On découvre comment dansent les andins et qu’en fait, c’est très difficile à imiter car il n’existe pas de pas. Edward en profite pour faire rêver les mamans qui l’invitent à danser autour de la table, sans l’avoir vu debout! C’est dans ce petit bar qu’on apprivoise un peu plus la musique qui nous suivra dans tous les bus et bars équatoriens! Otavalo est surtout célèbre pour son fameux marché aux bestiaux. Malgré la fatigue d’Edward, nous y avons jeté un coup d’oeil rapide car entre les poules, les cochons, les vaches, les chiens, le coeur se retourne. La balade se finit d’ailleurs par un combat de coqs où les paris fusent. Petite expérience où nous ressortons avec le coeur dans tous les sens, mais c’est bien sûr à voir !

Histoire de changer un peu d’air, nous nous dirigeons vers la capitale, Quito. Son vieux quartier nous a charmé mais la ville a  plus résonné avec repos qu’avec fiesta. Nous nous sommes donc baladé entre les vieux bâtiments coloniaux, avons appris un peu plus sur l’histoire du pays avant de nous rendre à Mindo.

Ce petit village au milieu d’une nature des plus vertes nous a par contre lui conquis. Nous logeons dans une petite maison en bois reculée où les dortoirs sont perchés dans les arbres (La casa de Cecilia). Le lendemain, après un passage dans les airs par la Tarabiata afin de faire une petite route des cascades (balades assez fréquentes en Equateur car la nature est tellement vivante..), nous terminons la journée dans une ferme aux papillons, papillons qu’il est presque possible d’apprivoiser. Petite journée qui fait craquer le budget, mais parfois nous n’avons pas le choix quand certaines activités l’imposent. Notre séjour à Mindo est aussi ponctué par l’ornithologie. Enfin, nous avons vu plein de colibris plus différents les uns des autres ainsi que des Toucans (qui adorent les bananes). Le soir, on s’est fait quelques amis pour boire quelques coups, et avec qui on découvre les fêtes locales sous chapiteaux qui sont à nouveau rythmées par la salsa, le reggae ton et les danses en amoureux!

  • Quito

Retour ensuite obligé à Quito pour nous diriger vers Latacunga, ville refuge des voyageurs désireux d’explorer les volcans Quilotoa et Cotopaxi, deux monstres sacrés équatoriens. Nous nous retrouvons dans la seule auberge de la ville, rencontre de voyageurs dilettantes et d’andinistes chevronnés. Nous y rencontrons Nico et Claire avec qui nous partons faire 2 jours de randonnée autour du cratère du Quilotoa. C’est l’occasion pour nous de passer par des paysages à couper le souffle, de découvrir des petits villages oubliés du monde et de faire des rencontres authentiques avec des locaux ! Non contents de ces 2 jours de marche quelque peu épuisants, nous enchaînons tous les 4 sur l’ascension, tronquée, du Cotopaxi !

Beaucoup de rumeurs circulent au sujet du fameux Cotopaxi. Qu’il est impossible d’y aller sans guide, que camper y est ardu, … Qu’à cela ne tienne, nous décidons d’y aller par nos propres moyens, de camper au pied du volcan endormi et de tenter l’ascension jusqu’au glacier le lendemain! C’est l’occasion pour nous de tester nos couchages. Et ils firent leurs preuves !

Le lendemain c’est donc sous un ciel découvert que nous entreprenons l’ascension. Quelle chance de pouvoir apercevoir le volcan capricieux qui si souvent se cache dans les nuages ! C’est alors qu’un convoi militaire s’arrête et nous conduit jusqu’au parking du refuge, à 4600 m d’altitude ! 200 mètres nous séparent alors du refuge, 200 mètres que nous avons parcouru en plus d’une heure. Chaque pas que nous faisions nous demandant une énergie et une quantité d’oxygène impressionnante. Poussés et guidés par les militaires, nous avons finalement grimpé jusqu’au glacier, à 5000 m !

  • Yoyoyoyoyo subi el Cotopaxi

Heureux et fourbus d’avoir pu atteindre nos objectifs, nous rentrons tous les quatre à Latacunga, dans cette auberge refuge où nous reprendrons des forces. Le lendemain, nous partons pour Baños, ville thermale connue également pour ses cascades ! C’est le week-end, c’est rempli de touristes, gringos comme équatoriens, du coup on tente de jouer dans la rue ! Verdict : 40 centimes … Déçus, nous nous faisons convaincre de jouer dans les restaurants le soir même. C’est différent, un peu plus gênant et répétitif car on joue plusieurs fois les deux mêmes chansons mais c’est le Jackpot ! 🙂 Le lendemain nous louons des VTT pour descendre la route des cascades. La dernière, el peilon del diablo est impressionante. Moyennant un peu de spéléologie, il est possible de passer derrière la cascade !

Il paraît qu’en Equateur, les volcans peuvent devenir une addiction. C’est possible. Deux jours après avoir quitté le Cotopaxi, nous nous dirigeons vers le Chimborazo, le plus haut sommet du pays. C’est également le point terrestre le plus proche du soleil, la terre étant un peu plus large au niveau de l’équateur. Nous campons dans une petite communauté du bout du monde, au pied de l’imposant volcan. Le lendemain, au réveil, c’est la bonne surprise, pas un nuage dans le ciel et le volcan s’impose à nous dans toute sa splendeur. Il est temps de le monter ! L’ascension est plus ardue que le Cotopaxi et le vent n’arrange pas les choses. Nous nous arrêtons finalement au deuxième refuge, à 5000 et quelques mètres d’altitude pour profiter de la vue quelques instants avant de redescendre, presque d’une traite jusqu’au niveau de la mer, à Guayaquil, notre prochaine étape !

 

  • Chimborazo

 

10 Commentaires

  1. La classe ! Je dois aussi avoir une grosse barbe rousse en arrivant ou pas ? On est là dans moins d’un mois. On a hâte 🙂 <3

  2. Woaw! Tellement chouette de lire vos articles et regarder vos photos :-)!! Vous me faites rêver!

  3. Je vous suis avec plaisir ! Guayaquil était pour moi le point de départ pour les Galapagos. Profitez bien. You only live once!

  4. Ah enfin,superbes les images,les paysages,les volcans!
    Belles photos,bravo!
    Gros bisous

  5. Vandenschrick Annie et Jean-Pierre

    Après avoir vaincu tous ces sommets comment pourrez-vous demeurer en Belgique? C’est merveilleux, fabuleux ce que vous vivez et voyez ! Et chaque fois vous rencontrez des gens sympas !Merci de nous le partager!
    Bon-papa de Bruxelles pendant que Mamy cuisine avec Jean-Philippe au Vésinet et que Désirée fait du rangement!

  6. C’est magique, trop hâte de vous rejoindre ! Et j’espère que la fièvre est passée, Edward 🙂 gros bisous à vous <3

  7. Hello les cocos,
    Qué des sportifs 🙂 Vos photos sont tjs aussi jolies! Quelle nature, ça va être bien! A (tout) bientôt 🙂

  8. Waouh waouh waouh!
    Ça a l’air vraiment dingue, ça fait rêver! 🙂
    Gros bisous les potes 🙂

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